vendredi 16 juin 2006

Dewael au pied du mur?

Ce samedi 17 juin se tiendra à Bruxelles la grande manifestation nationale pour la régularisation des sans-papiers. Cette «manif de la dernière chance» est organisée par l’UDEP avec le renfort, notamment, de syndicats, du CIRE et du CNCD-11.11.11. Plusieurs personnalités – les frères Dardenne, Pie Tshibanda, Adamo... – feront également partie du cortège.
Les manifestants réclameront deux choses: 1/la régularisation automatique des sans-papiers intégrés et présents sur le territoire depuis plusieurs années, 2/ des critères de régularisation clairs, identiques pour tous et permanents.
Depuis plus de 8 mois, les sans-papiers s’organisent. Ils occupent aujourd’hui près de 40 lieux (églises, maisons laïques, mosquées...) sur le territoire belge. Les manifestations se succèdent également: 5.000 personnes à Anvers le 15 février, 10.000 à Bruxelles le 25 février, 2.000 à Bruxelles le 21 avril, 5.000 à Gand le 20 mai. Combien demain?
Selon un récent sondage réalisé en Flandre par la chaîne publique flamande VRT et le quotidien De Standaard, 67% des sondés estiment que les sans papiers qui séjournent en Belgique tout en étant bien intégrés doivent obtenir la possibilité de rester dans le pays.
Politiquement, rien n’a été prévu en matière de régularisation des sans-papiers dans l’accord de gouvernement en 2003. Les seules augmentations de budget dans ce domaine sont allées aux centres fermés, avions charters et autres méthodes répressives. En commission de l’Intérieur de la Chambre, où le projet de loi du ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael, a été débattu, il aurait fallu au moins 9 voix favorables à la régularisation sur les 17 ayant droit de vote. Or il n’y en avait que… 4 seulement.
Ce samedi, la SNCB appliquera des tarifs préférentiels instaurés pour les manifestations à caractère social. Le ticket aller-retour coûtera 6 ou 8 euros au départ de toute gare belge à destination de Bruxelles-Midi (6 euros pour des distances inférieures ou égales à 60 km, 8 euros pour des distances supérieures à 60 km). Il suffit d’annoncer au guichet que l’on se rend à la manifestation, dont le départ est fixé à 14 heures à la gare du Midi.
Si rien ne bouge après la manifestation, les Assemblées de voisins sont prêtes à entamer une grève de la faim à partir du 20 juin.
Par ailleurs, la pétition du CIRE contre l’enfermement d’enfants dans des centres fermés a déjà recueilli plus de 7.000 signatures. Le CIRE, qui vise 10.000 signatures, remettra la pétition au ministre de l’Intérieur ce mardi 20 juin. Le texte peut encore être signé en ligne, ici.

1 commentaire:

Boanerges a dit...

Violences policières lors des déportations de réfugiés


Témoignage de M. TABATA Stéphane concernant les mauvais traitements, humiliations et paroles racistes qu’il a dû subir de la part des sbires de l’Office de la Honte, lors de la 3e tentative de déportation le 27/07/2006 à 10h00.

Trop c’est trop, je voudrais à travers ces écrits, vous éclairez davantage sur les tortures morales et physiques dont j’ai été victime le 27/07/2006 à Zaventem lors de ma 3e tentative d’expulsion.
En effet, c’étaient les mêmes policiers (05) qui étaient chargés de mon rapatriement.
Comme à la 2e tentative, ils avaient opté pour une maltraitance plus physique qui s’était soldée par une déchirure de ma mâchoire inférieure entraînant une incapacité de me nourrir pendant plus d’une semaine.
Cette fois-ci c’est plutôt une torture morale entraînant un déficit de mes facultés mentales, car je ne cesse de réfléchir pour enfin trouver une solution, mais hélas.
Effectivement ce 27/07/2006, vers 10h00, j’étais arrivé à l’aéroport où la police m’a directement envoyé au cachot.
Deux des policiers sont venus pour la fouille car c’est tout à fait normal pour vérifier et voir si je ne possédais pas des objets prohibés pouvant causer des dommages dans l’avion.
Mais pour cette 3e expulsion, la fouille avait pris une autre allure, car en écoutant l’un d’entre eux, il a déclaré que l’ordre venait de Bruxelles (O.E.).
Ils m’ont mis entièrement nu et m’ont fait faire plusieurs fois des accroupissements tout en écartant les fesses.
Et juste après je me suis tenu debout presque 5 minutes et tous 2 regardaient ma nudité tout en discutant en langue flamande, langue que je ne comprends pas, donc je ne saurais dire exactement ce qu’ils disaient.
Le second policier de me retirer ma carte téléphonique Belgacom et de me dire qu’il ne me la remet pas car c’est avec leur argent que je me suis procuré cette carte, il continuait en disant que c’est grâce à leurs contributions que je suis nourri comme un porc 3X par jour à Vottem.
Bref ils me proféraient des injures et des propos à caractère très racistes.
Suite à cela 2 questions me sont venus à la pensée.
Est ce que les documents fournis lors de ma demande d’asile sont faux ? Ai-je trompé l’autorité belge ou européenne ?
Est ce que je suis un récidiviste ? Ai-je déjà fait l’objet d’un OQT (Ordre de Quitter le Territoire) ?
Je voudrais que mon avocat puisse contacter l’OE pour avoir de plus amples formations sur cette humiliation et propos racistes dont j’ai été victime.
Alors que suite aux violences du 06/07/2006 j’ai introduit une plainte, dont je n’ai pas encore eu de réponse.
Si c’était un expulsé qui avait par erreur occasionné une violence contre un policier, tout de suite il devrait comparaître devant le tribunal.
Merci de prendre cette fois mes propos en considération pour un aboutissement heureux car je suis sous l’effet d’un choc mental (psychologique).

Stéphane Sindah Tabata

Ceci est la retranscription du témoignage manuscrit que Stéphane nous a fait parvenir

Autre témoignage


DIALLO HAWA LA NOUVELLE SEMIRA AVEC UN ENFANT
OU L’ACHARNEMENT BELGIQUIEN OU GUANTANAMO EN BELGIQUE

Troisième tentative de déportation non volontaire pour DIALLO Hawa et
Yousouf son fils de 2 ans emprisonnés depuis deux mois au camp de la
honte de Steenockerzeel.
Lundi fin d’après-midi Hawa reçoit une visite de sa marraine. Elle
n’est pas accompagnée de son fils qui dort dans la chambre. Profitant de la
visite qui était prévue depuis 3 jours les gardiens ont KIDNAPPE son
enfant qui dormait voulant exercer l’ultime pression de séparer un enfant
de sa mère !
La visite terminée, Hawa se retrouve face à 6 gardiens-
policiers-malfrats et la directrice (témoin macabre) qui l’emmènent au cachot et la
tabassent « subtilement » de coups de pied dans le ventre. ILS lui
dissent qu’elle prend l’avion pour la Guinée Conakry le lendemain matin à
11 heures. ILS la déshabillent, lui arrachent son slip, lui font faire
des flexions pour voir si elle ne cache rien. ILS disent qu’ILS ont
l’enfant. Ils lui hurlent bien fort que son enfant n’ira pas dans ses bras,
que même si elle ne veut pas partir, on l’enverra sans elle dans un
centre de la croix rouge, il y en a partout dans le monde !
« Mon enfant, mon enfant, rendez-moi mon enfant » fût cette nuit que
Hawa a passée.
Pour Yousouf ont ne sait pas quelle première nuit il a passé sans sa
maman ; on ne peut que se l’imaginer parce qu’un enfant si jeune ça ne
parle pas encore, ça pleure « maman ».
Peut-être lui ont-ils donné des calmants pour qu’il ne fasse pas de
bruit et qu’il dorme.
SEULS EUX SAVENT COMMENT cette nuit là c’est passé pour Yousouf la
toute première fois sans sa mère !
Le lendemain ils emmènent Hawa à Zaventem, dans le bureau retabassage
« Rendez-moi mon enfant »… « Je ne veux pas partir ».
« On va t’emballer comme une marchandise » ; Ils lui mettent la
camisole de force, lui emballent les jambes, lui cognent son ventre de maman,
la jettent dans la camionnette, l’empoignent et la portent jusque dans
l’avion, à l’arrière par l’escalier. ILS la ceinturent
Les passagers ne sont pas encore là. Son fils non plus !?!
ILS sont Six, habillés en civil, des chemises à fleur comme pour les
vacances…
Deux pour les bras ; deux pour les épaules et la nuque ; un pour la
tête ; un assis sur une chaise en face d’elle, les genoux prêts à appuyer
sur son ventre.
Les passagers entrent dans l’avion par l’avant. Son fils Yousouf arrive
par l’arrière dans les bras d’une gardienne qui l’avait tondu la
veille, Hawa crie, ils emmènent son fils vers l’avant de l’avion, Yousouf à
vu sa mère, il pleure… Les passagers arrivent, Hawa hurle après son
fils, mais celui en face l’écrase avec les genoux et l’étrangle avec ses
mains pour qu’elle cesse de faire du bruit, les passagers sont là !
Un de ceux-ci a vu l’étranglement et est intervenu en frappant l’un des
bras du policier « vous voulez la tuer » « Rendez-lui son enfant » puis
d’autres passagers sont intervenus exigeant qu’elle et son enfant
descendent de l’avion et soient remis ensemble.
Ils portent Hawa et la jettent dans la camionnette au pied de
l’escalier à l’arrière de l’avion.
Dans la camionnette retabassage, insulte « sale putain » « sale cochon
noir » « la prochaine fois se sera avec les militaires … » …
QUOI ??? LA PROCHAINE FOIS CE SERA AVEC UNE PIQURE DANS LE BRAS OU
UN CERCUEIL DANS LA SOUTE ???
PUISSIONS-NOUS RETROUVER LES PASSAGERS TEMOINS DE CE ? DE CETTE ?
LE CRI ME BRULE LES MOTS … ASSEZ … SUFFIT …
POUR HAWA CELA C’EST PASSE LE 1ER AOUT 2006 VOL SN 205 DE 11H10 VERS
CONAKRY … APPEL A TEMOINS…
POUR SEMIRA CELA C’EST PASSE LE 24 SEPTEMBRE 1998
LE CRIME BRULE ENCORE SA VIE…
8 ANS PLUS TARD A-T-ON EVOLUE ? FAUT-IL QUE LE PIRE SE PASSE ENCORE..

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